Projet BIOPRO et gestion du Centre de Réhabilitation des Primates de Lwiro au Congo

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DOMAINE II : PROTECTION DE LA BIODIVERSITE (BIOPRO) ET GESTION DU CENTRE DE REHABILITATION DES PRIMATES DE LWIRO (CPRL)


Objectif : Améliorer la santé des populations animales à l’intérieur et aux alentours du PNKB, créant un environnement sain pour les populations locales.

Description : Pour la protection de la biodiversité, il est indispensable d’assurer le contrôle des zoonoses à l’intérieur et aux alentours du PNKB. Pour cela, il faut s’occuper de trois catégories d’animaux à travers différents projets :

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    a) Populations sauvages de grands singes et autres espèces de primates :
Le premier recensement de chimpanzés qu’il y ait jamais eu dans le parc sera réalisé ainsi qu’une étude de leurs ressources alimentaires. En même temps, seront recueillies des informations sur les autres espèces de la faune et la flore, créant une base de données qui sera de grande utilité pour la gestion du parc et pour de futures études internationales. Cette étude permettra de connaître la viabilité d’un futur programme de réintroduction des animaux saisis dans le pays. Ce projet compte sur le soutien de l’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID) et de différents départements du Ministère de l’Environnement espagnol. Pour le moment, grâce au financement de l’AECID, nous avons commencé à équiper les rangers du Parc National de Kahuzi-Biega, ainsi qu’un cycle de formation de ces rangers qui s’occupent de l’actualisation des connaissances des systèmes de suivi et de la chaîne de transmission des maladies entre l’être humain et la faune sauvage et domestique.

b) Populations captives de la faune du Centre de Réhabilitation des Primates de Lwiro (CRPL) :
Le CRPL a été créé en 2001 par une convention entre « l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature » (ICCN) et le Centre de Recherche des Sciences Naturelles (CRNS) suite à la quantité d’animaux qui se retrouvait dans l’ensemble du pays, fruit du trafic illégal des espèces exotiques et du commerce de la viande d’animaux sauvages. A partir de décembre 2006, un nouvel organisme de gestion du centre a été créé par les deux institutions gouvernementales congolaises citées précédemment, l’ICCN et le CRNS, et une plate-forme d’ONG’s représentées par Coopera : POPOF, JGI Ouganda, AWARE et Coopera.

Coopera compte sur l’appui inconditionnel de ses sponsors : RAINFER, Fondation Altarriba (qui a en plus mené à bien le programme de parrainage des animaux du centre) et l’Ecole pour Enfants Globos, grâce auxquels il a été possible de fournir l’alimentation quotidienne des animaux et une attention vétérinaire adéquate dirigée par Carmen Vital, Directrice Technique du Sanctuaire, et l’aide en Espagne et sur le terrain de l’association « Wildvets ». De plus, Coopera a gagné en août 2006 le premier prix de conservation in situ de « l’Association Ibérique des Zoos et Aquariums » (AIZA), grâce auquel a pu être réalisé l’équipement clinique et chirurgical de la clinique vétérinaire.

D’autres organismes internationaux ont aussi soutenus le Centre permettant la construction des infrastructures nécessaires comme : Bush & Gardens, Kristiansand Dyrepark, Taronja Zoo et Chester Zoo.

Actuellement, vivent dans le centre 32 chimpanzés âgés de 1 à 17 ans. Il y a aussi 35 primates de différentes espèces : Papio hamadryas cynocephalus, Papio hamadryas annubis, Cercopithecus mona, Cercocebus albigena (Mangabey aux joues rouges), Chlorocebus aetiops (vervet), Cercopithecus mitis, Cercopithecus hamlyni, Cercopithecus l’hoesti y Cercopithecus ascanius (Cercopiteo à la queue rouge). D’autres espèces menacées d’extinction sont aussi arrivées au centre, pour le moment il y a des perroquets gris et différentes espèces de tortues. Le Centre compte sur le travail important de 18 travailleurs qui sont entraînés aux techniques de maniement, de régime et d’hygiène afin d’assurer le soin correct des animaux, sous la houlette de Balume Kahombo, le chef des soigneurs.

A l’intérieur du programme de Coopera, nous souhaitons donner une vie la plus confortable possible à ces animaux avec la résolution les réintroduire dans le Parc à chaque fois que les études préalables effectuées dans le Parc indiquent la viabilité d’un tel projet. De même, se réalise un contrôle exhaustif de la santé des animaux ainsi que des soigneurs et des volontaires du Centre pour éviter la transmission de zoonoses. Pour cela, un programme rigide de visiteurs a été instauré avec une distance minimale de 7 mètres pour un groupe de 8 personnes à partir de 15 ans. Tous les volontaires sont mis en quarantaine durant minimum 7 jours avant de commencer à travailler dans le Centre.
Le Programme International de Volontariat dans le CPRL est géré par l’ONG AWARE. Toute personne intéressée peut s’adresser à la Directrice Liz Root : [email protected], qui réalise la sélection des volontaires.

c) Populations des animaux domestiques :
En Afrique, il est courant que le bétail vive en contact étroit avec les hommes, jusqu’à partager la même habitation. Cela génère une forte transmission des maladies à la population humaine et vice-versa. De plus, ces animaux ne reçoivent jamais d’attention vétérinaire, ce qui a pour conséquence que l’ingestion de ceux-ci provoque de grandes épidémies dans les zones rurales. Le taux de mortalité du bétail est très élevé, il n’y a pas de production d’excédents. De plus, ces animaux malades viennent paître dans le PNKB, transmettant les maladies à la faune sauvage et en contractant d’autres qu’ils transmettront ensuite à la population humaine. Afin d’éviter cette chaîne de transmission, le premier pas est de diagnostiquer correctement ces dites maladies. Pour cela, Coopera travaille avec les populations d’animaux domestiques des six localités limitrophes au PNKB. Grâce à la Fondation Biodiversité a été développé un Projet de Sécurité Alimentaire et de Préservation qui a pour finalité de réaliser la première étude épistémologique de la zone d’une population animale représentative. Un vétérinaire congolais a été engagé et formé et réalise les visites des familles bénéficiaires, effectue des prélèvements pour leur analyse future et effectue le suivi des cas. L’analyse des prélèvements se réalise grâce à la constitution d’un Réseau de Télépathologie instauré dans le CRNS avec le soutien de l’Institut Andalou de Pathologie (IAMA) et avec l’assistance d’une équipe de vétérinaires : Wildvets. Tout ce travail s’appuie sur la sensibilisation des bénéficiaires au moyen de discussions et de dépliants.

A la fin du projet, la création de plans concrets d’action sera possible et permettra la prise de mesures sanitaires adéquates ainsi que des mesures effectives de préservation.

Pour la création du Réseau de Télépathologie, une antenne Internet a été installée dans le CRNS. Cette antenne a donné lieu à la création d’un cybercafé, qui en plus d’être une excellente activité de développement pour le CRNS même, ses chercheurs et les communautés adjacentes, permet la durabilité de celle-ci et du système d’attention vétérinaire instaurée.

Organisations impliquées dans le domaine BIPRO : CCN, CRSN, POPOF, JGI Ouganda, PASA, AWARE, AIZA, Wildvets, Iamalab, Agence Espagnole de Coopération Internationale au Développement (AECID), Ministère de l’Environnement espagnol, Fondation Biodiversité, Fondation Altarriba, Rainfer, Ecole pour Enfants Globos.

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